Bien avant le bulletin de 18 heures
Une histoire de réussite du DSE
Lorsqu'un médicament est retiré du marché, il est vital d'en informer rapidement les patients. Pour un cabinet de médecins, ce peut être long et fastidieux de retrouver dans ses volumineux dossiers papier l'information sur les patients qui sont susceptibles de prendre ce médicament.
Grâce au dossier médical électronique (DME), il n'a fallu que 15 minutes à un médecin généraliste d'Ottawa pour retrouver les patients prenant du Vioxx quand ce médicament fut retiré du marché en 2004.
« Nous sommes fiers de dire que le jour du rappel, nous avons appris la nouvelle à 10 h 15 et à 10 h 30 nous avions la liste de tous les patients du cabinet qui prenaient du Vioxx », dit le Dr Mark Dermer. « Et nous avons informé la majorité d'entre eux bien avant qu'ils ne l'apprennent au bulletin de nouvelles de 18 h ! »
Comme tous les professionnels fort occupés, médecins et personnel infirmier cherchent à minimiser les pertes de temps et l'installation d'un système de DME demande effectivement du temps. Le Dr Dermer estime néanmoins que cet investissement en temps est rentable. « Après quelques mois, les avantages étaient tout à fait évidents », dit-il.
Par exemple, le fait d'être en réseau signifie que lorsqu'il se passe quelque chose de nouveau au sein d'un cabinet, comme la livraison de vaccins contre la grippe, tout le monde l'apprend immédiatement. La diffusion électronique de l'information fait également épargner du temps au personnel infirmier et aux médecins qui n'ont plus à se chercher mutuellement pour s'échanger les dossiers papier.
Le Dr Dermer et ses collègues ne sont pas les seuls à apprécier les DME, les patients les aiment aussi. George Roper est aux prises avec de multiples troubles médicaux. Il souffre de diabète de type 2 et se relève d'une chirurgie artérielle ainsi que d'un traitement contre le cancer du côlon. Se soigner devient pour lui une tâche très compliquée. Il aime bien le DME parce qu'à chaque visite, le Dr Dermer lui remet un rapport imprimé et à jour de son état de santé. « Je sais à quoi m'en tenir. C'est rassurant et cela me donne confiance de savoir ce qui se passe », dit-il.
Une autre patiente, Diane Snowball, souligne d'un ton approbateur que le système de DME du Dr Dermer génère des rappels automatiques. Ainsi, lorsqu'elle suivait son traitement pour le cancer du sein, un membre du personnel du cabinet du médecin l'appelait pour lui rappeler les autres tests réguliers qu'elle devait passer, comme le test de Papanicolaou.
« Normalement, je sais ce que j'ai à faire, mais on est tellement accaparé par le traitement », souligne-t-elle en parlant de sa chimiothérapie, « qu'on est facilement distrait, mais la vie n'arrête pas son cours pour autant. »
Wendy Powell, infirmière au cabinet du Dr Dermer, ne jure que par le DME. Pour elle, rien de plus facile que d'obtenir rapidement le dossier à jour du patient. « C'est tellement efficace », dit-elle. « Toute l'information dont vous avez besoin se trouve littéralement au bout des doigts ! »
Au début, elle craignait que l'ordinateur restreigne l'interaction personnelle avec ses collègues. Après un an d'utilisation du DME, elle signale qu'au contraire, le système la libère des tâches routinières qui se font automatiquement maintenant, favorisant des échanges plus substantiels avec ses compagnons de travail.
« Je ne reviendrai plus à l'ancienne manière de faire, affirme-t-elle. C'était un bon système quand ce n'était que la seule manière de fonctionner, ce qui n'est plus le cas du tout maintenant. »
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